21 août 2007

La gauche est à réinventer

C'est la rentrée politique, juste avant celle des classes. Donc, un peu de sérieux !! :-)eb595ca26200efa9e6656cd4d75b486a.jpg

Ce jeune homme est charmant, n'est ce pas ? Non, mauvaises langues, ce n'est pas mon dernier amant ! Mais je vais vous le présenter en quelques lignes, parce que j'adhère à sa démarche. Pour ceux que la politique n'intéresse pas, vous pouvez vous arrêter ici.

Il vient de fêter ses 40 printemps. Et il est député européen. Sur son blog, Benoît Hamon affiche la couleur. En exergue, une citation de l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, comme un avertissement : "Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre"...
C'est l'homme dont on parle au PS. Dans un parti très critiqué pour ne pas avoir su faire émerger de nouveaux visages, le secrétaire national au projet européen incarne, avec quelques autres, la relève. Bombardé "porte-parole" sans le titre, au lendemain de la défaite du 6 mai, c'est lui qui tient désormais les traditionnels points de presse. On l'écoute, on le courtise comme jamais auparavant. Au point que certains, dans l'entourage de François Hollande notamment, laissent même entendre qu'il pourrait avoir le profil d'un prochain patron du PS !

Fils d'un ouvrier des chantiers navals et d'une secrétaire, il a poussé les portes de la section socialiste de Brest en 1987 au lendemain des manifestations étudiantes contre le projet de réforme des universités d'Alain Devaquet.
En 1995, Jospin l'appelle pour prendre en main sa campagne jeunes. Il y rencontre Martine Aubry qui l'invitera à rejoindre son cabinet au ministère de l'Emploi en 1997. Dix ans plus tard, et malgré leur désaccord lors de la bataille du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, la maire de Lille ne tarit pas d'éloges sur les qualités de ce "garçon fin, ouvert et structuré politiquement", dont elle est restée proche.

Après la défaite de Jospin en 2002, il rejoint les fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Julien Dray, qui y restera moins d'un an. Opposant déclaré à la ligne majoritaire défendue et incarnée par François Hollande, plus à gauche et très porté sur les questions institutionnelles, le NPS s'impose en 2005 comme le deuxième courant du PS au congrès du Mans. Entre Peillon et Hamon se nouent une complicité intellectuelle et une amitié quasi filiale, même si sept années les séparent seulement. Mais en 2006, le premier choisit Royal quand le second finit par voter Fabius, lors de la primaire interne. C'est la rupture. "Aujourd'hui le NPS est mort, nous l'avons tous tué", constate Hamon, qui ne renie rien de cette expérience dont il est sorti "enrichi intellectuellement".

Peu convaincu par Ségolène Royal, à qui il reproche d'avoir donné une nouvelle légitimité à la droite en axant sa campagne sur des thématiques conservatrices comme l'ordre juste ou le donnant-donnant, Benoît Hamon compte bien prendre toute sa part à la réinvention de la gauche. Il vient de lancer "la Forge", une fondation qui ne sera pas "une société savante de plus" mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement . Le député européen, qui aime la confrontation, se targue de vouloir "mettre des angles là où d'autres choisissent des rondeurs".

Pour ceux que le texte fondateur de "la Forge" intéresse :
---> cliquez ici (format pdf)

Alors, Benoît, que la forge soit avec toi, avec nous !!

Commentaires

oh lala,je l'ai vu il y a qq jours à la tele et je me suis dit que c'etait un homme comme ça qu'il nous fallait!;-)

Ecrit par : nigloo | 03 septembre 2007

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