09 août 2007
Pouce

C'est le mot magique, celui qu'on dégaine pour demander une pause, voire abandonner, dans un jeu ou dans un processus qui parait de plus en plus difficile.
C'est aussi le doigt qu'on lève au bord d'une route, pour entreprendre un simple déplacement mais aussi quand on a l'envie irrationnelle de tout envoyer balader, d'attraper le strict minimum dans un sac, de tout laisser derrière soi et d'aller voir ailleurs, on ne sait trop où, mais ailleurs.
Ce sont très exactement ces deux envies qui me tenaillent ce soir.
J'étouffe dans cette ville sinistre malgré le grand soleil, moche malgré les nombreux travaux... Elle me tue à petits feux, et je sens bien que je dois au plus vite prendre mes jambes à mon cou. Oh je sais, l'herbe n'est pas forcément plus verte là bas. Mais peut-être qu'elle l'est... Il faut que j'aille vérifier par moi-même.
Et puis il y a cette chienne de solitude qui se tape l'incruste chez moi. L'absence de partenaire commence à peser : j'ai de plus en plus de mal à ne serait-ce que concevoir ce que pourrait être une vie commune avec un garçon... La notion devient floue, du coup l'envie ne sait plus très bien à quoi elle sert.
Alors ce soir, je dis "pouce" et j'ai envie de le lever, au bord de la route, celle qui file ailleurs, loin.
18:05 Publié dans Ce que je vis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



Commentaires
Je te comprends, ca m'arrive aussi des fois... Mais ne perds pas espoir, le bout du tunnel n'est pas loin ! Je t'envoie de gros bisous, a bientot j'espere !
Ecrit par : Ta soeurette | 10 août 2007
tu vie, ce que je vie, et tu as envie de fuire cette situation, meme chose que moi.......te lire, c'est comme me voir dans un miroir.
désolé mon Raoul
Ecrit par : ahmed | 14 août 2007
Mon ami, que les distances sont dure quand on a un ami qui souffre et que l'on aimerait etre plus près pour pouvoir l'aider et pas qu 'en virtuelle. Je le sais que tu souffres de cette solitude et je n'espère vraiment qu'une seule chose c 'est de te savoir heureux.
Tu as envie de changement dans cette ville qui t'étouffe et ou tu ne te sens pas chez toi, et bien je pense que c est une bonne décision de changer d 'air et de retourner dans un endroit ou tu ressents plus de racines.
Et je sais que mignon comme tu es tu vas bien arriver a trouver ta crevette et etre heureux. Es ce que cela sera plus facile a Paris qu ' a marseille la je ne le sais pas mais si tu te sens pousser pour cela fais le et n'hésite pas, ne regarde pas derrière toi et avance.
Et si tu as pas le moral sache que tu peux toujours communiquer avec moi et que j essayerais de t aider au mieux de mes possibiliter même si pour le moment nous ne nous connaissont qu'en virtuel. Je t'apprécie car tu es bon et gentil et tu vas etre heureux. Bisous, robick
Ecrit par : robick | 15 août 2007
courage bel homme le chemin est moins sombre qu'il peut paraitre, un peu de patience et tu en veras le bout, en attendant, un petit sourrire à la vie qui t'aiderais à y voire plus clair! je suis derriere toi;) la chance tourne et la tienne arrive, je le sens, sur ce, gros bisous et bon courage, tu mérite d'être heureux et tu le seras trés prochainement!!!
Ecrit par : Z | 23 août 2007
A vous tous, merci pour vos messages... Même s'ils sont virtuels, je sais qu'ils n'en sont pas moins sincères. Et ils sont précieux pour moi... Ne pas se sentir seul. Je vous embrasse.
Ecrit par : Raoul | 25 août 2007
Les commentaires sont fermés.